Un Ouzbek condamné à trois ans de prison par un tribunal de Fergana pour avoir participé à la guerre en Ukraine

Photo du site rbk.ru

Un tribunal de Fergana a condamné A.A., un Ouzbek de 28 ans, à trois ans de privation de liberté pour avoir participé à l’opération militaire en Ukraine aux côtés des troupes russes, rapporte UzNews.uz.

Comme indiqué dans les documents de l’enquête, l’inculpé, alors qu’il se trouvait sur le territoire de la Fédération de Russie, a volontairement signé un contrat de service militaire et a participé aux hostilités en Ukraine par intérêt personnel.

En février 2025, l’Ouzbek a été arrêté par la police russe, qui l’a accusé d’avoir enfreint le régime migratoire. Dans le même temps, A.A. s’est vu proposer de rejoindre les rangs des forces armées russes. Craignant de se faire expulser du pays, il a accepté cette proposition.

Après avoir signé un contrat avec le ministère de la défense, le mercenaire a été envoyé dans une unité militaire située dans l’oblast de Voronej. Il y a suivi un entraînement au combat, a reçu une plaque d’identité militaire et un fusil d’assaut.

En mars, l’Ouzbek a été transféré en Ukraine, où il a participé aux combats. Peu après, il a été blessé à la main droite par des éclats d’un projectile à sous-munitions et a été envoyé à l’hôpital. Après son traitement, il a poursuivi son service en approvisionnant en nourriture les militaires présents dans la zone du conflit.

L’été dernier, l’accusé est rentré en congé dans son pays, où il a été convoqué au département des affaires intérieures. A.A. a collaboré avec l’enquête et a avoué les fait.

Le tribunal l’a reconnu coupable en vertu de la partie 1 de l’article 154 (« Mercenariat ») du Code pénal de l’Ouzbékistan, le condamnant à trois ans d’emprisonnement. Il purgera sa peine dans une colonie pénitentiaire de régime général.

L’agence Fergana a plusieurs fois rapporté des cas de poursuites pénales en Ouzbékistan pour mercenariat. Dans plusieurs de ces affaires, le tribunal a pris en compte des circonstances atténuantes et a prononcé des peines ne prévoyant pas de détention.

Par exemple, en décembre dernier, un natif de la province de Kachkadaria avait été enrôlé de force dans l’armée russe. Invoquant des problèmes de santé, il à été placé dans un hôpital, d’où il s’est enfui pour rentrer dans son pays. À l’issue de son procès, il a été condamné à quatre ans de restriction de liberté.

En janvier de cette année, a été examinée l’affaire d’un Ouzbek qui a été envoyé en Ukraine depuis une prison russe, où il purgeait une longue peine pour trafic de drogue. Le migrant s’est également enfui de l’hôpital et est rentré chez lui via l’ambassade du pays d’Asie centrale à Moscou. Il a été reconnu coupable de mercenariat et condamné à trois ans et demi de restriction de liberté.