Un petit superordinateur moderne a été mis en service en Ouzbékistan, et les travaux d’acquisition d’un appareil similaire de plus grande taille sont en cours. La mise en œuvre du projet permettra de créer des laboratoires d’intelligence artificielle (IA) dans quinze établissements d’enseignement supérieur du pays. L’annoncé a été faite lors d’une réunion sur le développement des technologies numériques, présidée par le président de la république Chavkat Mirzioïev, rapporte son service de presse.
Les responsables ont souligné que la mise en place d’une infrastructure permettant d’utiliser les technologies d’intelligence artificielle augmentera considérablement le potentiel des spécialistes locaux, en leur donnant la possibilité de développer et de lancer leurs propres solutions d’IA.
Dans le même temps, ils ont insisté sur la nécessité d’étendre le réseau de centres de données dans les régions du pays, ainsi que d’assurer la sécurité et la continuité du stockage et du traitement des données.
Des mesures visant à développer l’économie numérique et à créer un écosystème innovant ont été mises en œuvre en Ouzbékistan ces dernières années. Selon les études d’experts étrangers, en 2024-2025, la valeur des start-ups et de l’écosystème de capital-risque de la république a atteint 3,9 milliards de dollars US. Le nombre de start-ups a dépassé la barre des 750, et 15 fonds de capital-risque sont également actifs, avec un capital total de plus de 180 millions de dollars.
L’Ouzbékistan est reconnu comme l’un des écosystèmes les plus dynamiques au monde et comme le leader en matière de croissance en Asie centrale.
D’ici 2030, il est prévu d’augmenter le nombre de start-ups à 5 000 et de faire en sorte que 200 d’entre elles accèdent aux marchés extérieurs. Des efforts sont également en cours pour porter le volume des investissements en capital-risque à 2 milliards de dollars.
Le pays, en s’inspirant de l’expérience internationale, met en place un système de soutien aux start-ups en quatre étapes : conception, développement, lancement et mise à l’échelle. Il prévoit des subventions, des avantages fiscaux, des mécanismes de cofinancement et de compensation des frais d’exportation.
Lors de la réunion avec M. Mirzioïev, les plans de développement des services publics électroniques ont été examinés en détail. Il est notamment prévu d’augmenter le nombre de services numériques à 900, d’étendre les fonctionnalités de l’application mobile MyGov.uz, d’introduire les technologies d’IA dans plus de 50 services et de développer un registre unifié de la population. Les participants à la réunion ont discuté des projets visant à numériser entièrement les processus de création d’entreprise, d’enregistrement des travailleurs indépendants, d’émission de cartes bancaires, d’obtention de cartes SIM, ainsi que les services d’assurance et de publicité.
Une attention particulière a été accordée aux questions liées au développement des télécommunications. Ce secteur connaît une croissance soutenue : la vitesse et l’étendue du réseau Internet augmentent, et la qualité des communications mobiles s’améliore. Cette année, les autorités ont l’intention de poursuivre la mise en œuvre des technologies 5G, d’élargir la liste des localités disposant d’un accès haut débit à Internet et d’utiliser de manière plus large les communications par satellite.



